Et.... cent points d'exclamation dans mon titre ! Vous pouvez les compter si vous voulez !
Mais pourquoi cent points d'exclamation, me direz-vous ?
C'est que cet article est un peu spécial puisqu'il s'agit de mon centième article !!! (bon en vrai, j'en ai déjà écrit un peu plus que cent, étant donné que j'ai fait un peu de nettoyage et supprimé pas mal d'articles récemment.... mais bon....)
Alors pour l'occasion, j'ai décidé de faire quelque chose que je n'avais encore jamais fait : laisser à quelqu'un d'autre le soin d'écrire ce fameux centième article ! Et oui, vous l'aurez compris, cet article est ouvert à tous les sympathiques blogueurs qui rêvent depuis toujours de voir leur prose (ou leurs vers) immortalisée auprès de la mienne. Pas de limite de temps ni de taille : quiconque souhaite participer peut me faire parvenir son texte, et je le publierai sur ce post ! Vous pouvez même critiquer - gentiment - ma personne, qui n'est pas exempte de quelques travers et ridicules.
Et pour ouvrir les hostilités (je ne vois que ce terme pour qualifier ce tissu odieux de calomnies éhontées), Pazulineetmoi m'a concocté un petit (enfin petit...) rappel biographique qui devrait détruire ma réputation. Malgré quelques événements dont je n'ai gardé aucun souvenir, c'est assez vrai et j'ai bien ri en redécouvrant certains vieux délires oubliés....
Donc merci, chère cousine, pour cette contribution, qui malgré tout est si imposante qu'elle nécessitera de placer tous les éventuels essais à venir dans un autre sujet... pff tout ça juste pour me contrarier....
Profitant de l'occasion généreusement offerte par notre chère cucumbe of the wood, je me lance dans la rédaction de quelques petite lignes qui pourront peut-être vous en apprendre un peu plus sur cette blogueuse... qui déteste les concombres !
Comment je le sais ? Je suis sa cousine, celle qui a eu droit à de nombreux délires depuis de nombreuses années... Et c'est donc par ordre chronologique que je m'en vais vous les rapporter !
Déjà,on notera que dès qu'elle pu marcher à quatre pattes, elle se précipita sur mon frère, toutes dents dehors, en faisant un bruit qui devait à peu près ressembler à... euh... « groahhhzzzzrrrui » ! Si si, c'est vrai ! On notera aussi que ces mêmes années, assise dans un emballage géant de couches pampers, elle prenait une tête de gobelin qui pourrait servir dans n'importe quel film d'horreur (et on en a même des photos !). Peut-être pour guérir ses propres tendances « gobelesques », notre chère cucumbe of the wood a eu la bonne idée d'avaler les médicaments destinés à une de nos grandes tantes. Effet garanti ! Elle ne pouvait plus marcher et tombait dès qu'elle tentait de se mettre debout ! Bon, je ne suis pas un témoin direct de ces premiers événements, mais j'en ai eu de bonnes preuves !
Passons maintenant à ce dont je me souviens... Ainsi, j'ai découvert assez tôt, que derrière son caractère en apparence calme et placide se cachait des volontés de domination absolue ! Lors d'un jeu de piste que nos parents nous avaient organisé, trouvant que nos cousines plus petites n'allaient pas assez vite pour suivre la cadence de ses grandes jambes, elle se retourna soudain et leur hurla : « les fiiiilles ! les filles, ici ! au pied ! ».
Peu de temps après (un ou deux ans), lors du « cirque » que nous faisions tous ensemble, elle choisit de se déguiser, ou plutôt de se maquiller en un personnage que vous connaissez probablement tous... vous savez, ce vieux sage de fort boyard... oui ! le père fourras ! Elle y pris tant de soin que tout le crayon blanc à maquillage y passa pour réussir sa splendide barbe... Et c'est en criant un superbe « tada ! » (je vous laisse imaginer la gestuelle qui va avec) qu'elle sortit de la pièce où elle se préparait... J'en suis restée hébétée... et je le suis toujours !
Ce que je viens de vous raconter se passait pendant les vacances d'été, mais pendant les vacances de noël, il se passait aussi bien des choses ! C'est ainsi que, probablement parce qu'elle trouvait que l'eau qu'on lui servait n'était pas à la hauteur de ce qu'elle méritait, que cucumbe of the wood avait décrété que désormais, elle ne boirait plus de l'eau mais... du jus de sapin ! Enfin... le liquide dans son verre n'a jamais changé de couleur...
Quelques années plus tard, alors que nous avions changé de chambre, elle refusa de prendre le lit à deux places et préféra dormir sur celui qui n'avait qu'une place et qui avait (et a toujours) une planche de bois à la place du sommier... et tout ça parce que... le fameux lit à deux place est encadré par deux petites armoires entre lesquelles est vissée une planche de bois. Quel rapport me direz-vous ? C'est simple... Cucumbe of the wood (on rappelle qu'elle a oublié le « r » sur son pseudo) en avait (et je pense en a toujours !) peur, parce que cela lui faisait penser à... une guillotine !
La deuxième année que nous étions dans cette chambre, il s'est passé de nombreuses choses... Qui peuvent toutes se résumer par un point commun : les animaux. De fait, un soir, alors que je revenais de la douche et que j'allais me brosser les dents (il y a un lavabo dans la chambre), j'entendis cucumbe of te wood se redresser de son lit où elle lisait, s'asseoir, et soudain se mettre à chanter : « meuh meuh, je suis une vacheu, meuh, meuh, j'ai perdu mes tacheu, meuh meuh qui faisaient mon panacheu... ». Je me souviens avoir manqué de m'étrangler avec le dentifrice que j'avais dans la bouche... Et nous avons ri pendant une heure et quart ! Mais ce qui lui a pris ce soir-là, je ne le sais toujours pas... Le lendemain, nous avons regardé la cassette de Babe (vous savez, ce cochon qui veut se faire chien de berger... comment ça vous ne savez pas ? mais renseignez vous bande d'incultes !) Bref, mal nous en pris... Pendant une semaine, elle n'a plus parlé qu'en remplaçant tous les « é », « è », « ai », « aient »... par des « êêêê » tramblotants de moutons ! Même le standard de jazz « water melon man » en était devenu « water melon bêêêê »... Je vous laisse imaginer l'ampleur des dégâts. Mais voici ce qui a clôturé cet été à caractère hautement zoologique : un soir, alors que j'étais en stage, cucumbe of the wood et nos frères respectifs ont décidé d'aller faire un pique nique dans les bois qui bordent la propriété. Jusque-là, tous va bien. Ils commencent à manger, quand tout à coup, mon cousin se demande s'il n'y a pas des sangliers dans la forêt. Réaction immédiate de cucumbe of the wood : « mais arrêteu ! tu me fais peur ! ». Jouant les héros, mon propre frère décide d'allumer la lampe de poche pour regarder aux alentours. Et là... c'est le drame. La lampe de poche s'éteint... et des bruits étranges, des grognements, des grattements se mettent à résonner dans le silence des bois. C'est ainsi que ce soir-là cucumbe of the wood (pas si à l'aise dans les bois finalement) a battu à plate couture les deux garçons à la course sur le chemin de retour. Tout ça pour échapper à un des sangliers interprétés par... nos oncles !
Le noël suivant, cucumbe of the wood avait commandé la BO des walt disney, tandis que son frère avait commandé l'intégrale du seigneur des anneaux. Et c'est ainsi que cucumbe of the wood effectua un nouveau transfert lexical, et que pendant toutes les vacances elle ne répondit plus qu'en chantant des bribes de chansons ou par des répliques du seigneur des anneaux ! Phrase devenue mythique dès lors : « gardez vos vilaines frittes ! » (j'espère que vous avez reconnu cette fois, sinon, c'est sûr, vous manquez de culture !).
Ensuite il se passa un an sans délire vraiment notable. Mais, deux ans après, ce fut avec les sagas mp3 que tout recommença. Ainsi, dans l'été, nous écoutâmes l'intégralité des deux saisons du donjon de naheulbeuk, les treizes premiers épisodes de reflet d'acide, les aventuriers du survivaure, ou encore Adoprixtoxis. Cet été là, je dois dire que je participais encore plus allègrement au joyeux délire que les autres fois. Et nous allions parfois même à pousser le zêle reflet d'acicien jusqu'à nous répondre en vers !
Mais c'est cette année que j'ai découvert que ce petit délire avait pris en réalité beaucoup, beaucoup d'importance... A peine quelques heures après que nous nous soyions retouvées, cucumbe of the wood recommença déjà avec la saga... Et pour cela, elle se focalisa sur un personnage bien particulier : Trichelieu ! (pour les incultes : un clerc sonné qui a l'esprit très mal tourné). Et cela ne s'arrête pas à de simples répliques ! Elle n'hésite pas à inventer elle même des tricheuliades (si vous ne savez pas ce que c'est... cherchez donc !)et à imiter sa voix à tout bout de champ ! Même le tartuffe de Molière à Grignan ne résista pas à sa folie du moment...
Enfin, je ne peux pas vous en raconter plus, car je suis arrivée au jour d'aujourd'hui... Mais si une autre fois l'occasion se représente, je jure que je continuerai cette épopée cucumbesque !